Interview

Interview → Hélène Louise

J’ai rencontré Hélène virtuellement il y a quelques années déjà sur le site Booknode.
Peu à peu, nous avons sympathisé et j’ai eu l’honneur de lire tous ses romans, de les avoir tous avec une dédicace, certains même avant leur publication!
Accessibles à tous, j’en ai même offert à ma fille!
Et je dois dire qu’en plus d’avoir une plume fabuleuse, Hélène est une personne adorable et sympathique que j’espère bien rencontrer un jour.
C’est donc avec elle que j’ai la joie de commencer ma petite section « interviews ».

  1. Peux-tu te présenter en quelques mots?

    Je viens d’avoir cinquante ans (à ma grande surprise ^-^), je suis mariée et j’ai quatre enfants, un garçon et trois filles, âgés de vingt-et-ans à quinze ans. J’exerce la profession de vétérinaire pour les animaux de compagnie, associée avec mon mari. Nous avons un chat, Chatounet, qui accapare la moitié de nos conversations et les trois-quart de la galerie de mon téléphone.
    J’ai toujours lu beaucoup, tout le temps, en français puis en anglais, et j’écris depuis environ quatorze ans. Je suis tombée dans la marmite Internet avec bonheur, je m’y suis fait d’excellents amis et j’adore papoter de lectures et de tout autre chose avec eux ! J’ai beaucoup (trop :P) de centres d’intérêt, j’ai toujours tout envie de tout essayer, je dois faire beaucoup d’effort pour ne pas me disperser…

  2. A quel âge as-tu su que tu voulais écrire des livres?

    Le jour où j’ai commencé à en écrire un !
    J’ai toujours pensé que « j’écrirai un livre un jour », comme beaucoup de lecteurs insatiables, mais d’une manière très vague. Je me disais que l’occasion viendrait, lors d’un moment d’immobilité forcée par exemple.
    Raconter des histoires, en revanche, est quelque chose que j’ai toujours fait.  Enfant j’adorais me déguiser, j’imaginais tout un scénario dans ma tête, je parlais toute seule pendant des heures.
    Je suis passée à l’acte brutalement, du jour au lendemain, alors que la dernière de nos enfants avait environ un an. J’ai commencé à profiter du pseudo temps libre que l’on peut avoir lorsqu’on exerce une profession libérale, quand on se retrouve d’astreinte sans avoir toujours du travail à faire. Mes premiers essais ont été timides (ils n’ont jamais vu le jour, laissés au format A4 et reliures spirales ad vitam aeternam), mais enthousiasmants. J’ai immédiatement su que je voulais continuer à écrire, que c’était vraiment quelque chose qui me correspondait, qui m’épanouissait.
    Cette motivation n’est pas anodine, elle a été et reste indispensable pour voler du temps partout et sans cesse. L’écriture est une maîtresse exigeante !

  3. Comment gères-tu ton temps entre la famille, le travail, l’écriture, la lecture?

    Ma famille est très compréhensive et me soutient (voire me supporte ^-^) beaucoup, en particulier mon mari.
    La lecture est réservée aux moments où je veux me détendre et où je ne suis pas capable d’écrire, par fatigue ou parce que la fenêtre de temps libre est trop étroite. Je lis ainsi au moindre moment, avant de m’endormir, pour me réveiller, pour me rendormir, en mangeant quand je mange seule, en me promenant le midi. De la lecture grignotage !
    J’écris dès que j’arrive à trouver une plage horaire pas trop minuscule, à un moment d’éveil (je ne suis pas du tout du genre à écrire la nuit ; la nuit je dors ou du moins j’essaie !). Ma stratégie est d’arriver préparée. Avec si peu de temps disponible, je ne peux pas me permettre le luxe de l’angoisse de la page blanche. Pour ça j’ai deux techniques. Tout d’abord une grande partie de l’écriture se fait dans ma tête. Je pense à mes histoires sans arrêt, en m’endormant, en cuisinant, en marchant, en travaillant (pendant les opérations simples que je fais sur pilotage automatique), en faisant du sport, etc. Quand je me poste devant mon ordi, je sais déjà ce qui va se passer dans l’histoire, ou du moins en ai-je une bonne idée, les choses évoluent au fur et à mesure de l’écriture. Et pour m’échauffer je commence toujours par relire la dernière portion écrite, ce qui me remet dans le bain. J’en profite pour corriger – je relis sans cesse, inlassablement, jusque ce soit le plus parfait possible.

  4. As-tu la boule au ventre à chaque fois que tu présentes l’un de tes livres au public?

    Non, pas du tout. J’ai eu la chance d’avoir plein de lecteurs testeurs autour de moi dès le départ, mes enfants et leurs amis, une de mes nièces, ma filleule. Mes histoires ont été très bien accueillies avant même qu’elles ne soient publiées, je savais qu’elles pouvaient plaire. De plus, par mon expérience de lectrice, je sais que le livre parfait, celui qui plaît à tout le monde, n’existe pas. Je suis déçue quand un de mes livres n’a pas été une bonne lecture, mais ça ne m’étonne pas, c’est naturel. Le bonheur inouï d’être témoin de l’enthousiaste d’un lecteur, ne serait-ce qu’un seul, est un miracle suffisant à compenser tous ceux qui n’auraient pas aimé.

  5. Quel est le livre que tu aurais adoré écrire?

    Au risque de paraître prétentieuse, je dirais aucun. Pour la bonne raison que je n’aurais pu écrire aucun de ces livres lus, relus et adorés. Je suis persuadé que l’écriture, même totalement fictionnelle, est infiniment personnelle, le reflet de l’être qui l’a écrit. Aucun de ces romans qui m’ont transportés n’étaient vraiment moi, je n’aurais pas pu les écrire, et pour cette raison je n’ai pas envie de les avoir écrits, puisque c’est impossible !
    Logique, non ? ^-^

  6. Pourquoi avoir choisi un pseudo? Que signifie-t-il pour toi?

    Pour une raison pratique pour commencer, parce que j’exerce une profession libérale et que je ne voulais pas mélanger les deux. Mais surtout parce que je trouvais ça excitant ! Cette idée d’avoir une vie cachée, fantasmée, très intime finalement. J’ai composé ce nom en me servant des deux prénoms de mes grands-mères, Hélène et Marie-Louise – bien que cette dernière ait été appelée Sido presque toute sa vie. Désormais Hélène est devenue mon deuxième prénom d’usage.

  7. Thé ou café pendant l’écriture?

    Je ne supporte pas bien la caféine, donc thé et tisanes à gogo !

  8. Sur ordinateur ou papier?

    Des notes, des fiches, des tableaux, des plans de vol sur papier, mais l’écriture toujours sur l’ordinateur… ou dans ma tête ! J’imagine beaucoup de scènes qui ne seront jamais écrites, ça m’aide à donner de la densité à mes histoires.

  9. Musique ou silence? D’ailleurs, c’est quoi ton genre de musique préférée?

    Silence le plus souvent pour des raisons pratiques. Quand j’écris pendant des moments d’astreintes, au travail, il n’est pas question de mettre de musique, je guette la sonnette et les téléphones. Et puis je suis migraineuse et ai souvent besoin du plus grand silence. Mais j’apprécie, si les circonstances le permettent, d’écouter de la musique, avec un casque de préférence : ça m’aide à me mettre dans une bulle. J’écoute surtout de la variété, anglo-saxonne et française, des musiques toujours très mélodiques, je ne déteste pas les musiques un peu étranges. J’évite les orchestrations lourdes, même quand j’adore les mélodies, pour ménager ma tête.

  10. Une petite citation pour terminer? De toi ou de quelqu’un d’autre mais une phrase choc, quoi!

    « Of course it’s happening inside your head, Harry; but why on earth should that mean that it is not real? »
    « Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry ; mais pourquoi diable cela voudrait-il dire que ça n’est pas réel ? »
    (Albus Dumbledore dans Harry Potter VII)

    Les oeuvres d’Hélène:

Les enfants de l’Hyphale d’or
Vauvert
Lysandre Chalkhill
Les silences de Thalès

8 réflexions au sujet de “Interview → Hélène Louise”

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