Roman

#523 Les Malaussène de Daniel Pennac (2/6) | La fée carabine

Folio
340 pages
9.20 euros

A Belleville, un mystérieux tueur égorge les grand-mères à coups de rasoir. Désormais, celles-ci ne se promènent plus sans un revolver dans leur sac à main, tandis que les grands-pères esseulés se droguent pour échapper à leur ennui et mélancolie.
Mais il y a aussi Benjamin Malaussène, grand frère responsable de ses huit petits frères et sœurs ainsi que de sa mère, encore enceinte, et de tous les grands-pères les plus accros aux petites gélules blanches de la ville pour les aider à s’en sortir.
Quant à lui, le jeune homme, amoureux de Julia, la belle journaliste, est Bouc émissaire aux éditions du talion. Gentil, fidèle et attentionné, on ne peut que l’aimer. Et pourtant, il est le coupable idéel pour tous les flics de la ville. Mais comme dit sa patronne, il est « fait pour être bouc-émissaire » !

Note : 4/5

Mon avis :

Ce deuxième tome des péripéties Malaussène est tout aussi prenant que le premier. Sans aucun temps mort, Benjamin et sa famille se retrouvent à nouveau mêlés à une nouvelle série de meurtres. Et là encore, les vieux ont la part belle !

Pour faire plaisir à sa Julia, Ben a recueilli 4 vieux toxicos chez lui. Et avec sa fratrie, il se charge de les rendre clean et de les éloigner de la solitude qui leur donne envie de mourir plus vite que prévu par Mère Nature.

Alors bien sûr, il faut comprendre qui aurait intérêt à rendre accro à la drogue des vieux isolés et sans famille. Et, tandis qu’un égorgeur se met à s’en prendre à des vieilles, Ben se retrouve soupçonné par la police parce que, bien sûr, toutes les preuves convergent vers lui. Bouc-émissaire, comme toujours !

Tandis que sa mère commence paisiblement son dixième mois de grossesse, que l’innocent Petit assiste à un meurtre entre deux dictées, Benjamin doit garder la tête hors de l’eau et maintenir sa famille soudée.

C’est incroyable comme l’écriture de l’auteur est imagée. On est immergés dans la famille Malaussène tout en suivant d’un autre côté les policiers complètement barrés mener l’enquête. C’est prenant, touchant, perturbant, toujours aussi sale et glauque mais, surtout, voir ces gamins Malaussène subir tout ça aussi stoïquement, ça a quelque chose de fascinant. Au lieu d’être traumatisés par la mort, de pleurer ceux qu’ils perdent, il s’aiment, ils s’agitent, célèbres leurs disparus en étant trop occupés à vivre, tout simplement !

Si cette histoire est particulièrement bien ficelée, parfois même drôle, et tourne autour de de la famille Malaussène, l’auteur met surtout en avant le troisième âge qui a vécu tant de choses et qui est carrément laissé à l’abandon quand il n’est plus utile à la société. De toute évidence, ce sujet, dramatiquement d’actualité en ce moment, l’était déjà au début des années 80 !

Alors comment ne pas continuer à s’attacher à Benjamin, ses frères et sœurs qui, malgré tout ce qu’ils vivent, aiment toujours aussi passionnément et aident ce qui sont laissés pour compte ? Et le plus marrant, c’est que même ceux qui voudraient faire tomber Ben finissent par s’attacher à cette famille de dingues !


Tome précédent
Au bonheur des ogres
Tomes suivants
La petite marchande de prose
Monsieur Malaussène
Des chrétiens et des maures
Monsieur Malaussène au théâtre
Aux fruits de la passion

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